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Chargé de mission Agenda 21, le chef d’orchestre du développement durable

A l’heure où fleurissent les Agendas 21, des profils se dessinent
dans un avenir d’embauche encore quelque peu mitigé

© Ivan Polushkin - FotoliaNés au Sommet de la terre de Rio en 1992, les Agenda 21 territoriaux ont connu depuis la fin des années 1990 une belle croissance en France. C’est dans ce contexte qu’est apparu le métier de chargé de mission Agenda 21 dont le rôle est d’accompagner la mise en œuvre du programme d’action.
Comme l’explique Laura Exbrayat, chargée de mission Agenda 21 de la commune du Vigan (dans le Gard), ses activités tournent principalement autour de l’animation : « Aujourd’hui, ma principale fonction est de réaliser la phase de concertation de l’Agenda 21. Cela passe par l’animation d’ateliers à destination de la population locale,  par l’organisation de groupes de travail en interne avec les élus et les acteurs du territoire et par la tenue d’un comité de pilotage régulier ». Des missions complémentaires telles que la production de documents, d’outils de communication et d’information font également partis de son quotidien.

Le profil et les missions du chargé de mission Agenda 21

Le chargé de mission peut-être issu de formations diverses de niveau bac+5 Aménagement, en écologie ou encore Droit, généralement effectuées en milieu universitaire ou en école d’ingénieur. Quelque soit son parcours, il doit disposer de compétences en aménagement durable des territoires. Travailler pour le développement durable revient à concevoir un développement différent de celui qui a prévalu jusqu’à maintenant. « Cette mission demande d’être innovant, à l’affut des nouveautés. Un Agenda 21 repose sur la concertation entre des acteurs et la population. Il est donc important de savoir animer des réunions avec des intérêts contradictoires et gérer des points conflictuels ou polémiques » affirme Christian Cazin, chargé de mission Développement Durable au Conseil Général de l’Hérault.

Les missions peuvent être très différentes selon la taille de la structure et il en va de même pour les compétences requises. Comme le souligne Christian Cazin « les petites collectivités disposent de budgets réduits et présentent peu de compétences pointues au sein de leur service ». Au vu de ces caractéristiques, la curiosité, l’adaptabilité et la polyvalence sont des qualités indispensables. « En revanche une grande collectivité est constituée d’équipes plus nombreuses, avec des compétences pointues. Dans ce contexte, le chargé de mission est un collaborateur supplémentaire qui travaille sur une problématique précise » explique Christian Cazin.

Il est difficile de définir le nombre exact de chargés de mission en France, mais selon Elise Gaultier, chargée de mission au sein du Programme « Territoires Durables » du Comité 21, on compte 860 Agendas 21 et presque tous disposent d’un chargé de mission. Cependant, « de nombreuses collectivités n’ont pas un budget suffisant pour créer un poste spécifique. Dans ce cas, un agent de la municipalité prend en main le projet mais personne n’y est dédié à 100% » précise Christian Cazin. Elise Gautier confirme que « les petites communes se reposent sur la volonté et la disponibilité – parfois le bénévolat – d’un élu ou d’un agent communal. Certaines, de manière innovante, ont recruté un chargé de mission commun chargé d’animer les deux Agenda 21, à travers deux mi-temps. Le dispositif de service civique volontaire pourrait être également une solution intéressante, mais n’a pas encore été pratiquée à ma connaissance ».

Le recrutement d’un chargé de mission Agenda 21

Le recrutement, quand il a lieu, est souvent établi dans la continuité d’un stage de fin d’études. Après avoir réalisé le pré-diagnostic de l’Agenda 21 de la commune du Vigan (30) lors de son stage de Master 2 d’Ingénierie en Écologie et Gestion de la Biodiversité, Laura Exbrayat s’est vue offrir un poste de chargée de mission au sein de la collectivité pour une durée d’un an renouvelable.
Dans certaines situations, des postes bien spécifiques sont attribués à la mise en place d’un Agenda 21 sans pour autant créer de nouveaux emplois. C’est le cas au Conseil Général de l’Hérault : « Lors la création de l’Agenda 21 en 2003, aucun poste ne fut créé pour cette mission ; un redéploiement interne de l’équipe a permis de mobiliser un groupe de travail compétent destiné à cette mission » raconte Michel Pieyre, chargé de mission Développement Durable au Conseil Général de l’Hérault.

Perspectives d’emploi

A ce jour l’Agenda 21 ne semble pas être un secteur massif d’embauche, mais cela dépend de l’ambition que lui assigne la collectivité locale ! Toutefois, ces questions environnementales, sociales et économiques sont de plus en plus présentes dans les préoccupations actuelles. Un exemple ? Les nouvelles obligations de la loi Grenelle obligeant les collectivités locales de plus de 50 000 habitants à élaborer un PCET ou Plan Climat Énergie Territoire et un rapport annuel de développement durable les inciteront à recruter des personnes chargées d’animer la stratégie de développement durable. « Des postes se créeront dans le domaine du développement durable mais les jeunes diplômés devront savoir s’ouvrir aux opportunités qui se présentent, sans se cloisonner » conclut Christian Cazin.

Louise Passerieux, mars 2012
étudiante en Master IEGB, Université Montpellier 2

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