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Quels modes de vie dans les écoquartiers ?

L’aménagement urbain en mode durable

L’analyse de Vincent RENAULD, Doctorant INSA de Lyon – ITUS/UMR5600
Chargé de Recherche Ville Durable – SCET/CDC

Propos recueillis en février 2011 par J. Valina

 

Aujourd’hui en France, l’aménagement urbain en mode durable consisterait non seulement à fabriquer des écoquartiers mais également des modes de vie…

Quels sont-ils ? Et comment s’articulent-ils avec les réalités culturelles et sociales des usagers ?

Depuis le projet de loi Grenelle 1, adopté le 21 octobre 2008, qui annonce ouvertement que « L’État mettra en œuvre un plan d’action pour inciter les collectivités territoriales, notamment celles qui disposent d’un programme significatif de l’habitat, à réaliser des écoquartiers avant 2012 [ref]Projet de loi dit « Grenelle 1 » adopté le 21 octobre 2008, Chapitre II Section 1, Article 7, III.[/ref]», les projets d’écoquartiers se généralisent et s’imposent désormais comme le nouveau mode d’aménagement urbain chez les principaux opérateurs, collectivités, aménageurs ou encore promoteurs immobiliers. La floraison actuelle de projets   180 dossiers déposés en avril 2009, visibles sur http://www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/[/ref], largement médiatisée et relayée par le grand concours national écoquartier du MEEDDAT [ref]Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire[/ref]  de 2009, traduit aujourd’hui en France non seulement l’émergence d’un nouveau mode d’aménagement urbain, mais aussi la projection d’un nouveau mode de vie. Les exigences comportementales des logements BBC ou passif, le renoncement à l’automobile au profit du vélo ou de la marche à pied, l’usage des commerces de proximité, d’espaces publics plus sauvages ou rustiques, le respect d’une biodiversité végétale et animale, le tri des déchets ou encore le développement de la vie de quartier et de voisinage, dessinent aujourd’hui les contours de ce qu’est la vie imaginée, attendue et rêvée dans les projets d’écoquartiers.

A l’heure de la ville en mode durable – et de la montée en puissance des outils pédagogiques à destination des futurs usagers, réunions d’habitants, livrets d’accueil, guides des bonnes pratiques, éducation au développement durable – il semblerait bien que ce soient les usages et habitudes, c’est-à-dire la réalité des pratiques sociales en ville, qui constituent la principale résistance au développement des écoquartiers. Comme nous le précise P. Flouret, de la Direction Urbanisme de la Ville de Grenoble : « Aujourd’hui nous ne sommes  plus sur une  démarche militante, mais sur la généralisation des écoquartiers, c’est complètement différent. On sait très bien qu’il y a des comportements des gens qui ne seront pas en adéquation avec les aménagements durables et tout l’enjeu est de les faire évoluer » [ref]Entretien réalisé à la ville de Grenoble le 14/04/2010[/ref]. Mais quel est plus précisément ce mode de vie « durable » ? Et comment s’articule-t-il aujourd’hui avec les réalités et résistances culturelles des usagers ?

terrains et méthodologie

Le mode de vie imaginé par les écoquartiers

Figure 1 : livret résidents, OPAC38, écoquartier De Bonne, Grenoble.

Figure 1 : livret résidents, OPAC38, écoquartier De Bonne, Grenoble.

Habiter dans un écoquartier, c’est tout d’abord vivre dans un logement performant énergétiquement, basse consommation (BBC) ou passif (BEPOS), c’est-à-dire dans un bâtiment d’enveloppe cubique, particulièrement isolé à l’air, avec une ventilation double-flux, une façade végétalisée, des logements allongés, traversant, des coursives en bois brut, acier corten ou encore une présence de terrasses d’entrées ou balcons comme lieux de relations de voisinage. Du pullpoint de vue de l’usage attendu, il s’agit plus précisément d’un nouveau mode d’habiter.

La ventilation double-flux, par exemple, qui met le logement simultanément en pression et dépression, suppose que l’habitant n’ouvre ses fenêtres que très rarement, pas plus de 5 minutes par jour en hiver, la ventilation technique du bâtiment remplaçant l’aération du logement par l’habitant. Ainsi, l’isolation thermique du bâtiment remplace les corps de chauffe et transforme le rapport social au confort thermique. Il s’agit d’avoir chaud sans radiateurs et de mettre un pull (Comme en témoigne la présentation PowerPoint réalisé par l’ALE aux nouveaux habitants de De Bonne. comme le précise S. Lota, Directeur Promotion Construction à l’OPAC38 à propos du bâtiment Le Pallium de l’écoquartier De Bonne, « En fait, ces bâtiments sont performants quand ils sont à 19° car on décide que c’est la température de confort et que l’on ne doit pas avoir des températures de 24/25° dans les logements. Donc on a des systèmes techniques très contraignants pour l’usager. Je ne peux pas régler ma température ou j’ai un delta directement sur le corps de chauffe qui va être faible » (Entretien réalisé le 12/05/2010 à l’OPAC38 à Grenoble).

De plus, l’isolation par l’extérieur couplée à l’étanchéité à l’air transforme radicalement le rapport social de l’habitant à la rue et aux cœurs d’îlots, qu’il soit symbolique, olfactif ou sonore.  Cela signifie d’une part une isolation plus importante aux activités sociales extérieures et d’autre part une meilleure perception des activités à l’intérieur du bâtiment. « On va – illustre S. Lota – avoir une isolation phonique avec l’extérieur qui va être meilleure. Donc une impression de bruit à l’intérieur du logement supérieur. C’est à dire qu’on va entendre les bruits entre les logements ; on ne les entendra pas plus qu’avant mais comme on n’entendra plus les bruits de l’extérieur, on aura l’impression qu’il y a plus de bruit à l’intérieur du bâtiment. » Ainsi, à l’arrivée des habitants dans l’écoquartier,  les guides de bonnes pratiques exhortent à être le plus discret possible, à installer des tapis et se balader en pantoufles (Comme en témoigne le livret résidants du bâtiment Le Pallium de l’OPAC38 dans la partie « soyez discrets »). La vie imaginée chez l’habitant se décline alors dans les interstices les plus intimes de la vie privée : hygiène, éclairage, brossage des dents ou bon usage de l’électroménager, il s’agit pour l’habitant de « préférer la douche au bain, de fermer le robinet pendant qu’il se brosse les dents (figure 1), de choisir un ordinateur portable plutôt qu’un fixe ou encore de préférer les écrans TV inférieur à 80cm » (Comme en témoigne la présentation PowerPoint réalisé par l’ALE aux nouveaux habitants de De Bonne.

Concernant la vie sociale dans le bâtiment durable, l’habitant imaginé de l’écoquartier parle quotidiennement à ses voisins de paliers et apprécie de les voir partir au travail le matin en ouvrant ses fenêtres, d’où la présence de balcons en vis-à-vis, comme dans le bâtiment 2 de l’écoquartier Bottière-Chénaie à Nantes (photo 1) ou encore de terrasses à l’entrée des coursives dans le bâtiment Le Pallium à De Bonne. Ainsi, l’héritage des premiers écoquartiers militants, où le contrôle social assure à chacun d’être sous le regard de tous, se traduit dans l’organisation spatiale du bâtiment durable, transformant la place traditionnelle de la vie privée ainsi que la possibilité d’anonymat dans son quartier en ville.

Ensuite, l’habitant de l’écoquartier a un mode de vie et des pratiques sociales de proximité : il met ses enfants à l’école du quartier, va travailler en vélo, se promène dans le parc du projet, fait les courses en bas de chez lui et adopte le marché comme mode de consommation éco-responsable.

Comme le précise Luc Vissuzaine, chef de projet de l’écoquartier Bottière-Chénaie à la ville de Nantes, « Vous avez une place avec le marché qui va s’implanter. Le marché dans un écoquartier, c’est obligatoire, on est dans l’achat local, dans la consommation de proximité, donc c’est une évidence.  (Lors de sa présentation du quartier Bottière-Chénaie à la délégation bordelaise de Bruges le 10/06/2010.)». L’évidence se prolonge parfois jusqu’à la création imaginée par l’aménageur d’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), comme dans l’écoquartier Ginko à Bordeaux où F. Potier, chargé d’opération à Bouygues Immobilier, assure : « On va inciter les habitants à créer une AMAP. On va faciliter les choses, rencontrer les producteurs avant. On va les sensibiliser. On leur expliquera que habiter dans un écoquartier, et vivre dans un écoquartier, c’est aussi se dire, je vis au rythme des saisons, que nous, on a rencontré des maraîchers, qu’ils sont partants, et qu’il vous faut à présent créer une AMAP » (Entretien réalisé le 23/02/2010 à Bordeaux).

Dans son mode de vie de proximité, l’habitant imaginé de l’écoquartier ne se déplace pas en scooter, rollers, skate ou encore trottinette. Il évite aussi de prendre sa voiture. L’éco-habitant aime plutôt être à pied, à bicyclette, et prend les transports en commun. Dans l’espace public, il pratique la promenade au bord de l’eau et la contemplation paysagère[ref]Pratiques sociales attendues de manière récurrentes dans les documents des projets. Illustrons simplement par le jardin-promenade, la promenade canal (Ginko) ou la promenade du ruisseau des Goharts (Bottière-Chénaie).[/ref]. Il se repose au soleil, écoute les oiseaux chanter dans la canopée et regarde ses enfants jouer dans les herbes hautes. C’est donc toute la morphologie de l’espace public qui se modifie : retour du végétal, de l’eau, du soleil, des larges rues ou encore des espaces sauvages, comme nous le traduit Luc Vissuzaine à propos de Bottière-Chénaie (photo 2) : « Dans un écoquartier, l’ambiance, c’est ça, c’est pas du gazon.  La nature, c’est sale et il faut que les gens s’habituent à avoir des espaces comme ceux-ci, assez sauvages. Donc voilà, avec des coquelicots, des fleurs comme ça, ça va être récurrent. Après il peut y avoir des espaces engazonnés pour quand même avoir des espaces de jeux mais en général ce sera plutôt rustique. »

Ce retour d’une nature sauvage dans la ville s’accompagne aussi bien souvent du retour d’animaux, qui parfois chassés par les riverains auparavant, trouvent aujourd’hui dans les écoquartiers une place privilégiée. Les toitures végétalisées viennent nourrir les oiseaux à De Bonne et les enclos interdits de Bottière-Chénaie font revenir canards, hérons et même les renards, comme nous l’assure le paysagiste C. Delmar.

Enfin, l’écohabitant rêvé s’investit dans son quartier et crée du lien social. Il va à la maison polyvalente, la maison de quartier, discute avec son voisin au détour d’une venelle et de ses boites aux lettres communes et se rend régulièrement aux jardins partagés du quartier, non pour récolter la terre qu’il cultive mais bien pour rencontrer des gens différents. C’est ce que précise F. Potier à propos des jardins partagés Ginko : « ce n’est pas une parcelle où on va cultiver, (…), les gens viennent surtout pour pique-niquer, se rencontrer, les enfants peuvent jouer. C’est un moyen de créer du lien social. » La différence s’adresse aussi aux générations. Ainsi les proximités d’écoles et de résidences services ou encore d’EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) permettent aux enfants imaginés de l’écohabitant de jouer sous les regards (et les oreilles) attentifs des plus âgés et de s’enrichir de leur présence.

Premiers retours d’usages et résistances culturelles

Les écoquartiers français sont actuellement au stade de projet. Parmi les plus emblématiques reconnus par le MEEDDAT, la majorité reste sur papier et aucun n’est encore totalement finalisé en chantier. Ce sont donc les premiers aménagements et constructions, sortis de terres il y a 1 ou 2 ans, à De Bonne (Grenoble) ou Bottière-Chénaie (Nantes) notamment qui nous permettent d’esquisser une réalité d’usages et par la même les lieux de résistances culturelles des usagers.

Dans le logement, tout d’abord, les attentes sur les pratiques sociales liées aux dispositifs techniques spécifiques questionnent les acteurs exploitants, comme le bailleur social à De Bonne, l’OPAC38, qui s’inquiète des niveaux de rentabilités énergétiques du bâtiment Le Pallium : « Le gros problème, dit S. Lota, c’est la ventilation et l’aération. Deux éléments qui n’ont rien à voir. Culturellement, (…) j’ouvre le logement le matin, pour faire rentrer le soleil, pour faire rentrer l’espace extérieur aussi chez moi (…) donc du coup j’ouvre en grand mes fenêtres et je plante ma double flux.». Quant aux terrasses à l’entrée des logements, dont l’architecte voyait un usage de détente, de repos, de prise de repas sous les regards bienveillants des voisins, elles se constituent aujourd’hui principalement en espace de stockage. Ainsi, « de ce fait – remarque S. Lota –  ce sont aujourd’hui des espaces qui ne sont pas utilisés ou peu. Dans 80 ou 90% des cas, c’est un espace de stockage et encore on a peur de se faire piquer des trucs, donc les trucs qu’on y laisse, c’est vraiment des trucs qui n’ont pas de valeur et c’est pas valorisant d’ailleurs pour l’image du bâtiment. Donc on a un espace qui n’est pas vécu tel que l’avait pensé l’architecte à la base ».

Dans un registre identique à Bottière-Chénaie, la chargée de communication Nantes Métropole Aménagement du projet, F. Hivert, remarque qu’ « avec ce programme là, qui donne sur la place, c’est des balcons avec une double peau qui coulisse, eh bien tout est fermé !  Théoriquement, c’est fait de manière à ce que ce soit principalement ouvert et finalement il y a beaucoup de gens qui s’en servent comme une arrière cuisine, ils ferment, hop et ils mettent leurs affaires et puis voilà, c’est fermé. C’est à l’usage que l’on s’en rend compte, quand on regarde le bâtiment, tout est fermé. Entre ce qu’imaginait l’architecte et l’usage que font les gens, c’est complètement différent.[ref]Entretien réalisé in situ le 10/06/2010 à Nantes.[/ref] »

Plus à l’échelle de l’îlot, on remarque qu’à De Bonne, la programmation des espaces intérieurs privés rendent souvent difficiles des pratiques sociales pourtant habituelles comme jouer au ballon ou faire de la trottinette, illustrées ici sur l’îlot G (photo 3). A Bottière-Chénaie à Nantes, les premiers habitants renforcent leur intimité par des palissades en paille, couvrent les balcons transparents et ferment majoritairement les volets des vis-à-vis ou donnant sur les rez-de-chaussée d’immeuble.

Quant aux premiers espaces publics, ils sont encore peu nombreux et les retours d’usage sont rares. On devine pourtant des résistances. A Bottière-Chénaie, par exemple, sur le chemin de la Sécherie, l’invasion des automobiles (photo 4) dépasse largement les quelques places de stationnement prévues au départ par l’aménagement[ref]Les garages souterrains étant payants pour les locataires sociaux[/ref]. Les usagers à roulettes éprouvent quant à eux souvent des difficultés à suivre leurs itinéraires comme à De Bonne où des poussettes tentent régulièrement de se frayer un chemin au milieu de l’espace vert entre le boulevard Gambetta et le Jardin Hoche. Des déchets trouvent également une place privilégiée dans les espaces réservés à la biodiversité et quand aux premiers retours d’animaux autour des zones biotopes de Bottière-Chénaie, leur présence est parfois de mauvaise augure chez les riverains et habitants, qui comme nous le précise F. Hivert : « s’inquiètent parce qu’il y avait des renards avant et que les renards sont revenus avec l’aménagement »…

En conclusion

Il nous faut principalement questionner l’absence de dimension pilote ou expérimentale à l’échelle française de tels aménagements et mettre en perspective cette floraison massive de projets d’écoquartiers dans une longue lignée de tradition urbanistique : depuis les doctrines de Cerdà, de l’hygiène ou du progrès, organiser au mieux l’espace permettrait d’organiser au mieux les mœurs. Ainsi, face à des habitants gaspilleurs, déviants, inconséquents et imprévisibles, l’habitat et le quartier devraient se charger d’éduquer et de normaliser les comportements sociaux. Cette vieille idée, qui a fait particulièrement couler d’encre depuis le rêve il y a 50 ans d’hommes modernes dans des quartiers modernes, renvoie directement les écoquartiers aux utopies urbaines, et à toutes ses déclinaisons qui voulaient changer la vie en changeant la ville. Cela inquiète d’ailleurs les opérationnels, comme P. Flouret de la Ville de Grenoble, qui reconnaît que « dans ces quartiers là [écoquartiers] c’est l’aspect environnemental et énergétique qui a pris le pas sur les pratiques sociales, c’est une évidence. La conception des quartiers se fait par des normes d’aménagement et des normes économiques, des normes standards de qualité mais pas en fonction des usages ». Il existe pourtant des pistes de réflexions et d’actions possibles pour repenser la durabilité non comme projection d’un mode de vie mais comme réponse politique à une réalité des besoins et des rapports sociaux qui constituent aujourd’hui les pratiques sociales en ville. Par exemple, nos connaissances sociologiques des modèles culturels et sociaux et des règles d’usage qu’ils sous-tendent pourraient tout d’abord instruire les projets d’architecture et d’aménagement et en contrôler ainsi la pertinence et la légitimité. La fabrication serait alors orientée pour l’usage. De plus, des innovations pourraient être menées à partir d’une sous-programmation des espaces, notamment à l’échelle de l’habitat, afin de permettre d’habiter par l’usage, c’est-à-dire partant de nos habitudes.

Ainsi, la durabilité deviendrait convivialité[ref]Nous reprenons ici le sens donné par Ivan ILLICH dans La Convivialité (1973). Un objet technique est dit convivial lorsque qu’il constitue un instrument au service des usages. .[/ref], soit ce par quoi l’architecture peut durer parce que c’est la réalité des usages qu’elle sert, s’oubliant alors dans la vie quotidienne et permettant à chacun d’habiter « sans y penser » et de lutter ainsi librement contre son usure. Cette orientation pourrait permettre d’éviter certains contournements, abandons, dégradations ou encore destructions dont l’ensemble des acteurs de l’urbain sont parfois acculés dans le cas des quartiers modernes…

Vincent RENAULD

INSA de LYON – SCET
vincent.renauld@insa-lyon.fr

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