Stage en écologie aquatique H/F

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Bordeaux INP propose un stage en écologie aquatique

ENGESID INP-Bordeaux

Stage écologie aquatique • Limite de candidature : 20/12/2019

Problématique et méthode

Tourné vers les questions de trajectoires futures dans un contexte de changement climatique, le stage proposé constitue la phase initiale d’un projet de recherche de plus grande envergure. Ce projet porte sur la construction de scénarios de disponibilité d’eau douce en fonction des hausses de température prévues dans les prochaines années en Nouvelle Aquitaine, qui vont engendrer des épisodes fréquents de baisse des niveaux de la nappe du plio-quaternaire, suite à l’augmentation de l’évapotranspiration de la forêt landaise. Également, une aggravation des prélèvements d’eau pour les usages humains (eau potable, agriculture) est à prévoir.

La baisse du niveau des eaux de la nappe aura des conséquences probables sur la recharge des grands lacs aquitains (Carcans-Hourtin, Lacanau, Cazaux-Sanguinet, Parentis-Biscarrosse), qui s’étalent sur des grandes surfaces caractérisées par des pentes faibles, et qui ont comme source principale d’approvisionnement la nappe superficielle, justement. Suite à ce phénomène, il est envisageable que la communauté végétale aquatique subisse un changement, à partir d’espèces stablement submergées (hydrophytes) vers des espèces plus adaptées à l’exposition à l’air (macrophytes amphibies). Ces dernières, les isoétides et les characées, sont des espèces que l’on retrouve déjà dans les zones littorales lacustres et dans les mares temporaires de la région. Leurs trais biologiques leur permettent de résister ou de se régénérer suite à des épisodes d’asséchement. Dans un scénario d’augmentation de ces épisodes, on peut s’attendre à que cette communauté soit la plus abondante par rapport à d’autres communautés strictement aquatiques ou qu’elle disparaisse dans les pires des scénarios.
Au même temps, sur une zone littorale qui subit des épisodes d’assèchement, on peut s’attendre à que le métabolisme net écosystémique change en fonction de l’exposition à l’air/submersion, et de la présence/absence de producteurs primaires benthiques. Cela aurait un impact sur le cycle du carbone, et notamment sur les respirations benthiques aérobies (en présence d’oxygène, qui dégagent entre autres CO2) et anaérobies (sans oxygène, avec émission de CH4 et de CO2 au même temps). Pour cela, au sein du projet, plusieurs mesures de respiration benthique seront effectuées sur des stations des zones littorales des quatre grands lacs aquitains sur des zones végétalisées et sur le sédiment nu. A l’issue de ce projet, il sera possible de faire un bilan des émissions de carbone des zones littorales des lacs en fonction de différents scénarii de baisse des niveaux d’eau.

Objectifs du stage écologie aquatique

Le stage vise à poser les bases pour le développement du projet. Le(la) stagiaire sera responsable de faire un inventaire des sites colonisés par les isoétides et les characées à l’aides de cartes de végétation déjà existantes. En particulier, le(la) stagiaire sera co-encadré(e) par un ingénieur d’étude de Irstea, expert en taxinomie botanique, qui travaille sur la distribution de macrophytes amphibies dans les lacs aquitains.

Le(la) stagiaire sera aussi porté(e) à contacter le CBNSA pour avoir un majeur détail par rapport à la végétation présente dans les zones de marais limitrophes aux lacs. Deuxièmement, le(la) stagiaire sera porté(e) à repérer des stations appropriées pour la mise en place des cloches benthiques pour les futures mesures de respiration benthique. Les zones de prospection seront celles naturellement intéressées par les variations des niveaux d’eau sur la côte Est de grands lacs aquitains, et celles potentiellement intéressées par de changements importants du niveau d’eau dans le pire des scénarios. Le choix des zones sera fait à l’aide de cartes SIG dans lesquelles on simulera des différents niveaux de baisse d’eau. Cette dernière partie sera co-encadré par un chercheur hydrogéologue de l’EA G&E.

Profil recherché et résultats attendus

Étudiant(e) en Master 2 ou Ecole d’Ingénieur, orienté(e) hydrobiologie.
Intérêt et motivation pour la taxinomie botanique, la cartographie SIG et le travail de terrain en milieu aquatique.
Le(la) stagiaire assurera :
– le travail de terrain
– le transfert sur cartographie SIG des données ;
– les analyses statistiques des données biologiques et environnementales ;
– la rédaction d’un rapport final de bon niveau scientifique.

Outils utilisés :
– Recherche bibliographique et synthèse documentaire
– Cartographies et calculs SIG (ArcGIS, QGIS)
– Analyses statistiques et modélisation avec le logiciel R

Calendrier prévisionnel :
Durée total du stage : 6 mois (possibilité de démarrage en Mars 2020)
Mars – Avril 2020 : recherche bibliographique
Avril – Juillet 2020 : travaux de terrain et traitement des données
Mai – Août 2020 : écriture du mémoire de stage

Conditions du stage

Responsable(s) encadrement :
Encadrant : Cristina RIBAUDO (MdC – G&E)
Co-encadrants : Vincent BERTRIN (IE – Irstea) et Alexandre PRYET (MdC – G&E)

Laboratoire d’accueil et lieu de stage :
EA 4592 Géoressources & Environnement
Bordeaux INP, Avenue des Facultés. 33405 Talence

Candidature

Référence de cette offre de stage en écologie aquatique : OE-021219-2
Date limite de candidature : 20/12/2019
Adresser CV et lettre de motivation à l’attention de Mme Ribaudo par e-mail en cliquant ci-dessous :

Diffusé par Orientation-environnement.fr • Clôture des candidatures : 20/12/2019

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