RECRUTEURORGANISME DE FORMATION

Offre de stage Nidification de la Cigogne noire h/f

Stage Identification des facteurs influençant la sélection des sites de nidification chez la Cigogne noire Ciconia nigra

emploi et stages à l'onf

Stage Master recherche en écologie • Clôture des candidatures : 15 décembre 2017.

Contexte du stage

La sélection d’un habitat de nidification spécifique assure vraisemblablement une perspective plus sûre pour la reproduction et la survie d’une espèce, qu’un choix aléatoire. Les oeufs doivent être placés dans un environnement adapté leur permettant de se développer dans les meilleures conditions afin d’assurer l’éclosion de poussins viables (Hansell, 2000). La vulnérabilité et les exigences particulières de l’oeuf ont amené les oiseaux, au cours de l’évolution, à construire des nids spécifiques, menant ainsi à la configuration des nids actuels. A leur naissance, les poussins sont nus et sans défense, ce qui implique que leur nid soit situé dans une zone hors de portée des prédateurs et protégée des phénomènes météorologiques.
Le type de nid requis dépend à minima de multiples variables tels que le niveau de dépendance de la progéniture, le niveau de sécurité par rapport aux prédateurs, la protection contre les éléments météorologiques, la sélection du partenaire, mais également l’emplacement sélectionné pour la création du nid. Concernant ce dernier, l’emplacement du nid sur un arbre, l’essence d’arbre utilisée, le diamètre des branches, la densité du feuillage, la morphologie de l’arbre, sont autant de variables qui pourraient jouer un rôle déterminant dans le succès reproducteur. De toute évidence, un nid construit sur une branche épaisse est plus sûr et plus résistant au vent, mais une plus grande branche augmente la possibilité d’accès au nid pour un prédateur.
Selon Hutto (1985), la sélection de l’habitat est un processus hiérarchique impliquant une série de décisions comportementales innées et acquises par un animal sur l’habitat, qu’il utiliserait à différentes échelles de l’environnement. (Hilden 1965) a montré que les déterminants de la sélection de l’habitat se distinguent entre les facteurs ultimes et les facteurs immédiats. La survie d’une espèce et le succès reproducteur sont régis par des facteurs ultimes qui influencent une espèce à choisir un habitat. La capacité de survie est régie par les facteurs ultimes tels que la disponibilité alimentaire, l’abri ou le nid, et l’évitement des prédateurs (Litvaitis et al., 1996), tandis que les facteurs immédiats (ex : la composition et couverture végétale, type d’essence, etc.) agissent comme des stimuli utilisés par un animal pour déterminer l’habitat désiré. Les facteurs immédiats auraient donc un impact sur les images de recherche spécifiques que les oiseaux utilisent pour sélectionner leur habitat (James, 1971).

Keane et Morrison (1994) ont souligné la nécessité de mener des études sur l’habitat à de multiples échelles spatiales, allant du micro-habitat (caractéristiques de l’habitat à fine échelle) au macro-habitat (caractéristiques de l’habitat à l’échelle du paysage).
Au cours des dernières décennies, les études menées par les biologistes ont porté principalement sur les habitats des oiseaux paléarctiques à l’échelle du paysage (domaine vital, sélection de l’habitat, disponibilité alimentaire, etc.), mais rarement à l’échelle du micro-habitat (arbre de nidification et/ou le nid) et du macro-habitat (structure du peuplement forestier à proximité du nid). Cependant, une analyse multi-échelle de l’habitat peut offrir une vision plus réaliste de l’image de recherche et du niveau de sélection de l’habitat de nidification par une espèce forestière telle que la Cigogne noire Ciconia nigra.

La Cigogne noire est une espèce migratrice paléarctique dont la population européenne a subi une diminution drastique au 19ème siècle, dû principalement à l’altération des peuplements forestiers (Bobek et al. 2003). Les nids actuellement connus sur le territoire, sont installés à 80% sur des chênes et à 20% sur des hêtres ou des pins (Denis et Brossault, 2016), avec une durée d’occupation qui en général n’excède pas 4 ans (Godreau et al. 2016).
Si cette espèce bénéficie d’un suivi des populations (baguage des poussins au nid) et des habitats utilisés (suivi satellitaire) au niveau européen durant la période nuptiale, aucune étude sur l’habitat fin de nidification n’a été réalisée jusqu’à présent sur le continent.
Or, la connaissance des habitats de reproduction, et plus particulièrement de nidification, est devenue ces dernières décennies un enjeu de conservation important en Europe.

Objectif de l’étude sur la nidification de la Cigogne noire

Notre étude vise à quantifier les préférences de l’habitat de nidification de la Cigogne noire et, par conséquent, identifier

  1. les éléments représentant les facteurs immédiats de cette espèce,
  2. le niveau d’habitats auquel l’image de recherche fonctionne.

L’étude des facteurs et de l’échelle de sélection de l’habitat de nidification utilisés par la Cigogne noire, permet une analyse originale à trois échelles, allant du micro-habitat (arbre de nidification, nid et l’espace dégagement autour du nid) au macro-habitat (structure du peuplement forestier).

Missions du stagiaire h/f

  • Acquisition des données sur le terrain.
  • Participer à l’organisation et la mise en oeuvre des protocoles de suivi.
  • Recherche bibliographique.
  • Analyse des données de terrain notamment des bordereaux de baguage au nid déjà remplis (Programme national de baguage Cigogne noire et coordination nationale ONF-LPO).
  • Rédaction d’un ou plusieurs articles scientifiques, techniques et de vulgarisation.

Profil recherché : master écologie

  • Étudiant(e) de Master 2 recherche en écologie.
  • Connaissance en ornithologie et écologie.
  • Intérêt pour le travail en terrain.
  • Parfaite maitrise des outils d’analyse statistique et spatiale (R, QGIS, ArcGis).
  • Permis de conduire B, véhicule fortement souhaité.

Conditions du stage

Durée et période de stage : 6 mois de Janvier à Juillet 2018
Convention obligatoire – Stage indemnisé (560 €/mois)
Lieu du stage : Auberive – ONF Haute-Marne, Nièvre et Côte d’Or, Région Grand-Est.

Le stage sera encadré principalement par :
– Damien CHEVALLIER, CNRS-IPHC, Strasbourg (Responsable administratif et scientifique),
– Jean-Jacques BOUTTEAUX, ONF, Responsable du groupe ONF Cigogne noire (Encadrant technique),
– Frédéric CHAPALAIN, LPO-CRBPO (Encadrant technique).

Personnes associées à ce stage :
– Paul BROSSAULT, Coordinateur national ONF du réseau Cigogne noire,
– Nicolas GENDRE, Coordinateur national LPO du réseau Cigogne noire.

Candidatures

Date limite des candidatures 15 décembre 2017.
Référence de l’offre à mentionner : OE-0712117-1
Merci d’adresser votre candidature à l’attention de Damien CHEVALLIET, ean-Jacques BOUTTEAUX et Frédéric CHAPALAIN, en cliquant ci-dessous (ne pas modifier l’objet du mail prédéfini) :

CANDIDATER

Expiration de l'offre le 15/12/2017

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